Les bons gestes, les bonnes infos

Le Plan Blanc

Un plan exceptionnel pour une situation exceptionnelle

Contexte

Lorsque les services hospitaliers font face à une situation critique, la régulation des services d’urgences devient difficile. Bien que les services d’urgences hospitalières soient fréquemment débordés par un flux de patients, un évènement exceptionnel peut rapidement avoir des conséquences sanitaires lourdes s’il n’est pas suffisamment considéré. La bonne régulation des urgences est un indicateur fiable : lorsque les capacités du système de santé sont débordées, certaines mesures sont mises en place afin de le renforcer. Le Plan Blanc en est une.

 

Le dispositif ORSAN (organisation de la réponse du système de santé en situation sanitaires exceptionnelles), mis en place en 2014, renforce la coordination régionale des dispositifs des secteurs sanitaires. Il se déploie en différents volets en fonction de la situation sanitaire exceptionnelle (comme la gestion d’une épidémie ou d’une pandémie sur le territoire national, incluant les campagnes de vaccinations exceptionnelles, ou la prise en charge d’un risque biologique). Le dispositif ORSAN permet, si nécessaire, le déclenchement direct du Plan Blanc élargi.

Bien évidemment, en période hivernale, les hôpitaux se trouvent fréquemment dans un pic d’activité, sans pour autant avoir recours au Plan Blanc. Alors, comment en arrive-t-on à de telles mesures, dans quels genres de circonstances, quelles en sont les mesures, et enfin, quand en décrète-t-on la levée ?

Quand ?

Quand activer le plan blanc ?

Lorsque les missions des établissements de santé ne sont plus en mesures d’être remplies, la procédure est simple : identifier les causes des difficultés de gestions, puis activer un ensemble d’actions à mener pour réguler la situation.

Pour détecter ces difficultés rapidement, un certain nombre d’indicateurs sont mesurés quotidiennement. Si les veilles sanitaires identifient des signes de tension, une cellule de crise restreinte est réunie, regroupant différentes instances spécialisées.

Lorsque les informations sont confirmées, une activité de régulation est programmée dans ses aspects les plus concrets, et les instances supérieures sont alertées.

Généralement, ces mesures sont suffisantes pour rééquilibrer la situation. Mais lorsqu’elle se prolonge, la cellule de crise se réunit à nouveau, et réhausse les mesures de soutien en élargissant son champ d’action.

 

Enfin, si la situation de tension perdure ou s’aggrave malgré cela, et se voit dans l’incapacité d’accueillir les usagers, le Plan Blanc est déclenché par le Directeur d’établissement.

Que prévoit le Plan Blanc ?

Comment est-ce que ça fonctionne ?

Une déprogrammation massive des actes de soins non prioritaires,

Une libération d’un pourcentage de lits des services de santé privés afin d’y accueillir les patients des hôpitaux publics dont les besoins sont considérés comme urgents ou prioritaires, tout en augmentant sa capacité d’accueil dans les services saturés,

Une réorganisation des équipes soignantes dans la dispense des soins en vue d'une prise en charge de nombreuses victimes,

Un accueil adapté aux patients contaminés, mais aussi un confinement ou une évacuation rapide et une adaptation des directives selon la nature du problème sanitaire, comme l’affectation de personnels en renfort dans les services les plus affectés,

Un plan de graduation des moyens humains et matériels selon l’intensité de l’activité, allant jusqu’à leur réquisition*,

Un service de maintien du fonctionnement des appareils de maintien vital en cas de défaillances diverses et une gestion du flux de victimes en coordination avec différents services,

Une communication claire sur l’état connu de la situation ; traitement et prévention des rumeurs,

Le Plan Blanc élargi

Visant à mobiliser les moyens nécessaires cités en dehors du 1er département concerné par la situation de crise, et à mobiliser davantage de structures médico-sociales en soutien, le Plan Blanc élargi est déclenché, entre autres, dans le cadre d’une menace sanitaire croissante liée à des épidémies.

C’est dans ces conditions que la menace sanitaire grave et la situation d’urgence sont évoquées. Afin d’affronter la prise en charge d’un nombre exceptionnel de victimes, ou une situation sanitaire exceptionnelle, une réorganisation allant jusqu’au niveau national est instaurée. Les moyens humains et matériels requis sont alors régis par les dispositions du droit commun de l’ordonnance du 6 janvier 1959 relative aux réquisitions de biens et de services, selon laquelle l’Etat s’attribue les pleins pouvoirs, justifié par la situation.

Jusqu'à quand ?

Combien de temps est-ce que ça dure ?

La levée du dispositif du Plan Blanc repose sur les indicateurs l’ayant déclenché, supportés par une évaluation sérieuse de la situation : entre autres, critères de sécurité favorables, possibilité de se passer du matériel et du soutien humain temporairement mobilisés, de réguler le flux de patients, et traitements adaptés et efficaces.

Ce n’est qu’après sa levée que les conséquences de la crise, de manière générale, sont connues. Les forces et faiblesses des actions sont étudiées afin de perfectionner son prochain déploiement.

Pour résumer 

Qu'est-ce que le plan blanc, au final ?

Le plan Blanc est conçu pour affronter les situations d’urgences exceptionnelles et aux conséquences sanitaires graves, lorsque l’hôpital n’est plus en moyen d’assurer son rôle.

 

Il permet d’adapter les capacités immédiates, humaines et matérielles, des réponses aux besoins en santé, tout en maintenant une continuité de soins habituels et en protégeant les patients, et les soignants.

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